SAISIS LA VIE

 

Livres Apocryphes

 

 

 

                                  

1 et 2 Esdras

 

Lettre de Jérémie

Tobie

 

Le cantique des trois jeunes

Judith

 

Suzanne

Additions au livre d’Esther

 

Bel et le dragon

Sagesse de Salomon

 

La prière de Manassé

Ecclésiastique

 

1et 2 Macchabées

Baruch

 

 

 

 

                                    

Le mot apocryphe signifie caché ou secret. Ce mot est appliqué d’une manière générale à une série de livres, dont le nombre va de 11 à 16, et qui sont apparus entre l’Ancien et le Nouveau Testament

 

 

                             

L’Histoire de l’époque qui sépare l’Ancien du Nouveau Testament est souvent appelée « les siècles du silence », pour la simple raison qu’aucun prophète de Dieu ne s’y est révélé.

 

 

                       

La connaissance des événements importants de la littérature de cette époque revêt une grande valeur car elle présente un arrière-plan pour la venue et pour la vie de Christ.

 

Pendant les deux cents ans qui ont suivi immédiatement la captivité, la province de Judée a été soumise à la domination perse.

 

La conquête d’Alexandre le Grand, en l’an 330 avant J-C n’a pas eu pour seul effet de placer les Juifs sous la domination grecque. Elle a également contribué à introduire la langue les idées grecques dans l’ensemble du monde antique.

 

À la mort d’Alexandre, son royaume a été divisé, et un conflit a éclaté entre les Ptolémées d’Égypte et les souverains de Syrie. En conséquence, la Judée s’est vue dominer tour à tour par l’Égypte, puis par la Syrie.

 

Cette dernière domination a donné naissance à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire juive, notamment pendant le règne d’Antiochus Épiphane, roi de Syrie, qui outragea à plusieurs reprises les Juifs, chercha à établir l’idolâtrie à Jérusalem et profana le temple.

 

Son iniquité provoqua la révolte des Macchabée, en 166 avant J.-C., au cours de laquelle le sacrificateur Mattathias et ses fils vainquirent les Syriens à plusieurs reprises, permettant ainsi à la Judée de recouvrer son indépendance.

 

C’est ainsi que fut fondée la dynastie des Asmonéens, qui a régné de l’an 166 à l’an 63 avant J.-C.

 

 

                                      Revenons donc à nos livres apocryphes…..

Ces livres nous sont parvenus en liaison plus ou moins étroite avec les livres canoniques de la Bible.

 

Leur histoire est plutôt surprenante. Les opinions des autorités religieuses quant à la valeur de leur contenu ont grandement différé, au cours de l’Histoire. En Égypte, les Juifs de la Diaspora les respectaient beaucoup, et ils les inclurent dans la traduction grecque de l’Ancien Testament, appelée la version des Septantes, tandis que ces mêmes livres furent rejetés du canon hébreu par les Juifs de Palestine.

 

Lors du concile de Trente, en 1546, L’Église catholique romaine a accordé la canonicité à onze de ces livres, qui sont alors apparus dans les éditions catholiques modernes des Écritures.

Le point de vue de l’Église protestante

 

L’Église protestante reconnaît d’ordinaire que le contenu de ces livres présente un certain intérêt littéraire et une valeur historique Elle rejette cependant leur canonicité, et les a régulièrement tenus à l’écart de la grande majorité des versions protestantes modernes de la Bible pour les raisons suivantes :

-Jésus n’a cité aucun de ces livres, et on doute fort que les apôtres les aient cités.

-La majorité des Pères de l’Église les ont considérés comme n’étant pas inspirés.

-Ils n’apparaissaient pas dans le canon hébreu.

-La qualité inférieure de ces écrits, qui apparaît clairement lorsqu’on les compare aux livres canoniques, prouve qu’ils ne sont pas dignes de figurer dans le canon des Saintes Écritures.

 

 

 

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